Anatomie du SNA
Le Système Nerveux Autonome est la partie la plus primitive de notre système nerveux. Il est également rattaché à la partie la plus primitive de notre cerveau, le cerveau reptilien (dit aussi cerveau primitif, archaïque ou primaire). Pour schématiser, c’est la partie du cerveau responsable des comportements primitifs assurant nos besoins fondamentaux (sa première fonction est d’ailleurs d’assurer l’homéostasie du corps en toutes circonstances), ainsi que nos besoins primaires de survie. Ainsi, le SNA assure un rôle de vigilance non volontaire, non conscient, pour fuir les potentiels dangers. Il est responsable de la mise en état d’alerte de l’organisme face à un danger pour le préparer à l’action ou à la fuite, afin d’assurer sa protection.
Schéma

Les grandes fonctions autonomes ortho et parasympathiques. Source : « Le système neurovégétatif et ses troubles fonctionnels », Roger CAPOROSSI
Le SNA dans le corps
Toute l’activité nerveuse passe par la colonne vertébrale. Et c’est du cerveau reptilien que partent les nerfs du Système Nerveux Autonome, composé du système nerveux sympathique et du système nerveux parasympathique. Les fibres nerveuses de ces deux systèmes sont distribuées dans tout le corps, au niveau des vaisseaux, des glandes endocrines, des muscles et des os.
Le système nerveux sympathique comporte un double chapelet de ganglions répartis parallèlement à la colonne vertébrale, qui ont des répercussions sur tous les organes.
Le système nerveux parasympathique comprend deux parties : 1) le nerf vague (ou pneumogastrique) relié au bulbe situé entre l’encéphale et la moelle épinière. Il innerve entre autre le cœur, les poumons, l’estomac, et d’autres viscères, jusqu’au plexus solaire ; 2) la partie pelvienne : elle quitte la colonne vertébrale dans la région lombaire pour innerver les organes du bas-ventre.
Les nerfs vagues
C’est par les nerfs vagues que passe la majorité des régulations effectuées par le système nerveux parasympathique. Ce sont les nerfs les plus longs du corps, et les seuls qui, partant du tronc cérébral, traversent tout le corps dans son entier et constituent la voie de communication principale pour la transmission des signaux entre les différentes zones du corps.
Le principal neurotransmetteur (substance chimique libérée par le signal chimique porteur des informations contenues dans les nerfs) est l’acétylcholine (ACh), qui a un effet anti-inflammatoire sur notre organisme. Les nerfs vagues constituent ainsi le principal système assurant une action anti-inflammatoire sur les organes de notre organisme. Quand ils fonctionnent correctement, ils permettent de réguler le niveau de l’inflammation quand elle survient. A l’inverse, un niveau d’inflammation trop élevé ou récurrent peut laisser supposer un dysfonctionnement des nerfs vagues et favorisera l’apparition de pathologies. Lorsque le niveau d’inflammation dans le corps est fortement hors de contrôle, des pathologies importantes peuvent apparaître (à titre d’exemple : l’arthrose, l’hypertension artérielle, la maladie de Crohn, l’asthme, etc.).
Le fonctionnement des nerfs vagues apporte donc une indication sur l’état de santé du corps, et notamment sur l’équilibre entre système nerveux sympathique et système nerveux parasympathique. Un malaise vagal indique que le corps a besoin d’utiliser les fonctions régénératrices du système nerveux parasympathique.
Rappelons que le but de la phase finale de l’inflammation est la cicatrisation. L’inflammation, système d’alerte du corps, permet de mettre en marche les mécanismes pour réparer les tissus abimés.