Apport des neurosciences
Grâce aux neurosciences, nous savons que notre Système Nerveux Autonome, en plus de son rôle dans la régulation des fonctions végétatives du corps, entre aussi en jeu lorsque nous faisons face à un trauma. Ainsi, dans certains cas, le déséquilibre du SNA peut s’expliquer par la confrontation à un choc traumatique.
C’est pourquoi les manifestations de son dérèglement peuvent être associées à une sensation de choc émotionnel ou à un déblocage puissant d’émotions. Cette rubrique aborde les connaissances en neurosciences sur le rôle des Systèmes Nerveux Sympathique et Parasympathique dans la gestion des traumas ainsi que la notion de mémoire traumatique.
Je rappelle que cette cause n’est pas la seule piste qui puisse expliquer le déséquilibre du SNA, comme expliqué dans les autres pages du site ; les causes peuvent être différentes et multiples, propres à chacun et il n’est pas toujours aisé de les identifier.

Différence entre trauma et traumatisme
Nous sommes tous confrontés à des traumas au cours de notre vie. A chaque fois, cela déclenche dans notre cerveau primitif (le cerveau reptilien qui régit notre SNA) un état d’alerte. Notre cerveau a la perception d’un danger de mort, ou d’atteinte à notre intégrité, d’un besoin de survie. Dans notre système nerveux, ce sont alors les voies nerveuses qui sont directement rattachées à ce système nerveux archaïque (qui sont des voies nerveuses très rapides), qui vont s’activer pour déclencher des réactions très rapides de réponse à l’événement. Cette partie du système nerveux (lire la suite).

Physiologie
Grâce aux neurosciences, nous savons aujourd’hui que le traumatisme est essentiellement physiologique (et non pas psychologique, bien que l’un et l’autre s’influencent mutuellement). En fait, il est inscrit dans la physiologie du corps, et précisément dans le SNA, ce qui implique des modifications sur le long terme de certaines fonctions physiologiques. Le traumatisme comme nous l’avons vu ici est un mode de fonctionnement physiologique en mode stress de survie. Rappelons que le SNA peut être considéré comme la tour de contrôle en charge de notre survie, il joue en permanence un rôle de vigilance par rapport à notre environnement.

Conscient et inconscient
Puisque le SNA est régi par la partie la plus archaïque de notre physiologie (le cerveau primitif – dit aussi cerveau reptilien), les éventuelles manifestations de l’état de stress traumatique ne répondent pas à une commande rationnelle, consciente. L’inconscient se manifeste par l’expression des symptômes. Puisque par définition il est impossible d’avoir conscience de l’inconscient, pour retrouver un meilleur équilibre dans le corps, il faut travailler sur la physiologie du corps, en la modifiant petit à petit. Plusieurs techniques de soin sont présentées ici.