Corps et Résilience

Corps et Résilience – Comprendre le Système Nerveux Autonome (SNA), son rôle dans le traumatisme, la résilience et la santé globale. Neurosciences et soins naturels pour le rééquilibrer.

Déséquilibre du SNA

Il peut arriver que le Système Nerveux Autonome se déséquilibre, c’est-à-dire que le corps ne parvient plus à alterner entre les fonctions régies par le système nerveux sympathique (fonctions d’action) et celles régies par le système nerveux parasympathique (fonctions de repos) (voir lesdites fonctions plus en détail ICI), et que l’un de ces deux système se met à prédominer par rapport à l’autre.

Ce déséquilibre, même s’il peut être bénin, même s’il peut s’agir d’un dysfonctionnement mineur (la personne n’est pas forcément malade) déclenchera pour autant des manifestations qui peuvent s’avérer impressionnantes et extrêmement contraignantes (liste des symptômes possibles).

En effet, le fonctionnement de notre SNA ayant un impact sur l’ensemble des fonctions physiologiques du corps, son dysfonctionnement aura un impact important sur l’état général de notre santé. Et son dérèglement pourra entraîner une multitude (!) de symptômes.

Sympathicotonie et parasympathicotonie

Lorsque notre SNA fonctionne correctement, nous avons la capacité de passer du mode de l’action (ou de la fuite) – en mobilisant le système nerveux sympathique (rôle d’accélérateur), au mode du repos – en mobilisant le système nerveux parasympathique (rôle de frein) ; et inversement. Ce changement se fait de façon non volontaire, en adéquation avec la situation que nous sommes en train de vivre.

Mais lorsqu’il y a un déséquilibre du SNA, l’un de ces deux systèmes va prendre le dessus :

S’il s’agit d’u système nerveux SYMPATHIQUE,

on parle de sympathicotonie. Le corps n’a plus (ou avec difficulté), la capacité d’activer les mécanismes physiologiques normalement mis en place par le système nerveux parasympathique. Il y a une accélération du métabolisme (par exemple, augmentation de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, ralentissement des processus digestifs qui entraîne des troubles digestifs, sécrétion des hormones noradrénaline, adrénaline et cortisol qui contribue à une augmentation du stress ressenti, troubles de la libido, etc.).

S’il s’agit du système nerveux PARASYMPATHIQUE,

on parle de parasympathicotonie (ou vagotonie). Le corps ne parvient plus (ou avec difficulté) à activer les mécanismes physiologiques normalement mis en place par le système nerveux sympathique. Le corps se met au repos. Il y a ralentissement des fonctions de l’organisme pour préserver l’énergie dont le corps a besoin (par exemple, diminution du rythme cardiaque et de la tension artérielle, augmentation des fonctions digestives, sécrétions des hormones du bien-être telles que endorphine, dopamine, ocytocine et mélatonine, stimulation de la libido, etc.).

Pourquoi ce déséquilibre ?

Une parasympathicotonie laisse supposer qu’il y avait au préalable une suractivation du système nerveux sympathique. Avoir un système nerveux sympathique en surrégime peut s’expliquer par le mode de vie (beaucoup d’entre nous vivons des vies dans lesquelles le rythme physiologique du corps n’est pas respecté ; pas assez de repos, d’oisiveté, beaucoup de facteurs de stress environnementaux, etc.) mais également par la confrontation à un stress interne intense (comme l’expliquent les neuroscience ; voir l’apport des neurosciences à ce sujet).


Dans ce site, je détaille les causes possibles et des pistes d’action pour rééquilibrer son SNA dans le cas où il y a prédominance du système nerveux PARASYMPATHIQUE.